Emploi en Belgique
Travail intérimaire en Belgique : 12 conseils essentiels
Publié le 24 octobre 2026
Une mission d’intérim permet d’entrer rapidement dans une entreprise, d’acquérir de l’expérience ou de reprendre une activité. Mais le fonctionnement implique trois acteurs : le travailleur, l’agence d’intérim qui est son employeur et l’entreprise utilisatrice où la mission est réalisée. Cette organisation ne réduit pas les droits du salarié.
Voici douze conseils utiles avant d’accepter un travail intérimaire en Belgique en 2026. Les règles concrètes peuvent dépendre de la commission paritaire, du motif de recours à l’intérim et du contenu de la mission.
1. Identifier clairement les trois parties
Dans une mission d’intérim, l’agence conclut le contrat de travail avec l’intérimaire. Elle le met ensuite à disposition d’une entreprise utilisatrice. L’utilisateur organise le travail quotidien et donne les instructions nécessaires sur le lieu de travail, mais l’agence reste l’employeur juridique.
Cette distinction indique vers qui se tourner. Les questions relatives au contrat, au salaire ou aux documents sociaux sont généralement adressées à l’agence. Les horaires concrets, les consignes opérationnelles et les risques du poste doivent aussi être clarifiés avec l’utilisateur. Le SPF Emploi présente le cadre général du travail intérimaire.
Seules les entreprises de travail intérimaire agréées peuvent exercer cette activité. Ne commencez pas une mission transmise par un intermédiaire informel sans avoir vérifié l’identité de l’employeur, l’adresse de l’utilisateur et les coordonnées de l’agence.
2. Recevoir un contrat écrit pour chaque mission
Un contrat de travail intérimaire doit être établi par écrit chaque fois que le travailleur est mis à disposition d’un utilisateur. Selon le SPF Emploi, il doit exister au plus tard au moment où l’intérimaire commence sa mission. Depuis le 1er juin 2026, la déclaration d’intention séparée qui devait autrefois précéder la première entrée en service a été supprimée ; le contrat écrit reste cependant obligatoire.
La page officielle consacrée au contrat des travailleurs intérimaires détaille cette exigence. Avant de vous présenter chez l’utilisateur, contrôlez au minimum :
- les dates de début et de fin ;
- le lieu et l’horaire de travail ;
- la fonction et les tâches attendues ;
- le salaire brut et les avantages ;
- le motif de la mission ;
- la commission paritaire et les règles applicables ;
- les éventuelles clauses relatives à la période d’essai.

3. Vérifier le salaire et les avantages comparables
Un intérimaire ne doit pas être payé moins simplement parce que son contrat est temporaire. La Sécurité sociale belge indique qu’il a droit au même salaire qu’un travailleur permanent lorsqu’il occupe un poste comparable chez l’utilisateur. Il faut donc tenir compte de la fonction, de la classification, du régime horaire et des avantages applicables.
Consultez la présentation officielle Travailler comme salarié ou intérimaire. Comparez ensuite votre salaire avec le barème sectoriel. Notre guide sur le barème salarial en Belgique explique comment retrouver la commission paritaire, la catégorie et l’ancienneté correcte.
Examinez aussi les éléments qui ne figurent pas toujours dans le taux horaire annoncé : chèques-repas, primes d’équipe ou de nuit, remboursement des déplacements, majorations pour certaines prestations et pécule de vacances. Demandez à l’agence une simulation compréhensible si l’offre communique uniquement un montant brut horaire.
4. Lire attentivement la période d’essai
Les contrats intérimaires font partie des exceptions pour lesquelles une période d’essai peut encore exister. Les trois premiers jours de travail effectif sont normalement considérés comme période d’essai. Pendant cette période, chaque partie peut en principe mettre fin au contrat sans préavis ni indemnité.
Les parties peuvent prévoir qu’il n’y a pas d’essai ou convenir d’une durée différente, à condition qu’elle reste proportionnelle à la durée du contrat et à la nature du travail. Vérifiez donc le texte signé au lieu de supposer que tous les contrats appliquent exactement la même formule. Le SPF Emploi récapitule ces règles sur sa page relative à la période d’essai.
5. Exiger les informations de sécurité avant de travailler
L’intérimaire doit recevoir les informations nécessaires sur les risques du poste, les mesures de prévention, les procédures d’urgence et les équipements à utiliser. Pour certaines fonctions soumises à une surveillance de santé, l’utilisateur établit une fiche de poste précisant notamment les qualifications, les risques, les vêtements de travail, les équipements de protection individuelle et la formation requise.
Le SPF Emploi consacre une rubrique spécifique au bien-être des travailleurs intérimaires. Si vous arrivez sur un poste sans accueil, sans explication ou sans protection adaptée, ne banalisez pas la situation. Contactez immédiatement l’agence et le responsable désigné par l’utilisateur.

6. Contrôler les contrats journaliers successifs
Une série de contrats d’un jour auprès du même utilisateur ne peut pas être utilisée sans justification. Les contrats intérimaires journaliers successifs ne sont autorisés que lorsque l’utilisateur peut démontrer un besoin de flexibilité. La règle vise à éviter qu’un besoin prévisible et structurel soit couvert indéfiniment par des engagements quotidiens.
La page officielle sur les contrats journaliers successifs explique le principe. Conservez tous les contrats et les relevés de prestations. Une succession régulière peut aussi vous aider à documenter votre expérience lorsque vous actualisez votre CV en Belgique.
Si l’utilisateur souhaite vous engager après une période d’insertion par intérim, le SPF Emploi indique qu’un engagement permanent doit, en principe, se faire par contrat à durée indéterminée, sauf dérogation sectorielle reconnue. Demandez toujours la proposition écrite avant de considérer que l’engagement est acquis.
7. Vérifier les jours fériés et la fin de mission
Les droits liés aux jours fériés ne disparaissent pas automatiquement entre deux contrats. Selon la durée de l’occupation et l’intervalle entre les missions, une rémunération peut être due pour un jour férié situé pendant le contrat ou très proche de celui-ci. Les exemples du SPF Emploi montrent notamment qu’un jour férié séparant deux contrats peut, dans certaines circonstances, rester rémunéré.
À la fin de chaque mission, contrôlez la fiche de paie, le nombre d’heures, les primes, les frais et les documents délivrés. Notre guide consacré à la fiche de paie belge aide à lire les principales rubriques. Signalez rapidement toute différence à l’agence avec une copie des horaires et des pointages.
Checklist avant une mission d’intérim
- L’agence est clairement identifiée et agréée.
- J’ai reçu le contrat écrit avant ou au début de la mission.
- Les dates, l’horaire, le lieu et la fonction sont corrects.
- Le salaire brut, les primes et les frais sont précisés.
- Je connais la commission paritaire et la catégorie appliquées.
- La clause d’essai est comprise.
- Les risques, consignes et équipements de sécurité ont été expliqués.
- Je conserve mes contrats, horaires et preuves de prestations.
8. Travail intérimaire : préparer sa première mission pas à pas
Une première mission se prépare avant l’arrivée chez l’utilisateur. Pour votre travail intérimaire, notez les coordonnées de l’agence, le lieu exact, l’horaire et le nom de la personne qui vous accueille. Une adresse de siège social n’est pas nécessairement celle de l’atelier ou du magasin. Demandez le point d’entrée et les consignes d’accès afin de ne pas perdre du temps à chercher le bon bâtiment le premier jour.
Comparer le contrat et les informations reçues
Relisez le contrat avec le message de confirmation de mission. Pour un travail intérimaire, vérifiez que les dates, la fonction et l’horaire annoncés correspondent aux documents. Si une information change, demandez comment la modification sera confirmée. Ne considérez pas une promesse de prolongation comme un contrat déjà conclu. La visibilité sur la mission suivante peut être utile, mais elle doit rester distincte de l’engagement actuellement signé.
Demandez aussi les informations pratiques liées au poste : vêtements, équipements remis, pauses, vestiaire et procédure pour signaler une absence. Dans le travail intérimaire, l’accueil implique l’agence et l’utilisateur. Vous devez savoir qui joindre pour un problème de contrat et qui contacter pour une difficulté sur place. Une liste de deux ou trois interlocuteurs est plus utile qu’un numéro général auquel personne ne répond à votre heure de début.
Vérifier les compétences et les autorisations nécessaires
Un poste peut demander un permis, une formation ou une aptitude spécifique. Avant votre travail intérimaire, présentez les qualifications que vous possédez réellement et signalez celles qui manquent. N’affirmez pas savoir conduire un équipement ou réaliser une opération dangereuse si vous n’avez pas la formation correspondante. La volonté de réussir une mission ne remplace pas les conditions nécessaires pour travailler en sécurité.
Si les tâches réelles diffèrent de celles du contrat, demandez immédiatement une clarification. Pour votre travail intérimaire, notez la tâche supplémentaire et le responsable qui l’a demandée. Un changement peut nécessiter d’examiner les risques, l’accueil ou la qualification. Ne laissez pas un intitulé général servir à vous confier sans explication n’importe quelle activité. Informez l’agence de la différence plutôt que de considérer qu’elle connaît automatiquement chaque changement sur le site.
Organiser son suivi personnel dès le départ
Créez un dossier pour les contrats, les horaires et les fiches de paie. Pour chaque travail intérimaire, un nom de fichier comprenant la date et l’utilisateur facilite les vérifications. Gardez une version accessible des documents qui vous concernent, dans le respect des règles de l’entreprise. Il est inutile de copier des dossiers de clients ou d’autres salariés pour prouver vos propres heures.
Un tableau peut comporter la date, l’horaire prévu, l’horaire presté et la personne informée en cas de changement. Pour le travail intérimaire, cette trace aide à expliquer un écart de paie sans dépendre d’un souvenir plusieurs semaines plus tard. Notez les faits et conservez les confirmations utiles. Une capture de planning sans date ou sans contexte peut être difficile à comprendre pour le service de paie.

9. Travail intérimaire : contrôler le salaire avec une méthode claire
Le salaire annoncé dans une offre ne suffit pas à vérifier le décompte final. Commencez par identifier le brut de base, puis les heures et les éléments additionnels. Dans le travail intérimaire, les règles du poste comparable et du secteur doivent être examinées, mais chaque ligne de paie conserve son objet. Une prime d’équipe ne se confond pas avec un remboursement de trajet ou avec une prestation supplémentaire.
Construire un exemple de contrôle des heures
Prenons un exemple fictif de travail intérimaire : le contrat prévoit quatre journées de sept heures et demie. Le total prévu est de trente heures. Si le relevé indique vingt-huit heures, demandez quelles journées et quelles pauses ont été retenues. L’exemple ne fixe pas la durée payable des pauses dans votre entreprise ; il montre seulement l’intérêt de comparer des données précises plutôt que de réclamer un montant sans expliquer l’écart.
Ajoutez les modifications confirmées, comme une arrivée plus tardive demandée par le responsable ou une prolongation de prestation. Pour votre travail intérimaire, demandez comment ces changements sont validés entre l’utilisateur et l’agence. Une demande orale peut être à l’origine d’un oubli de pointage. L’objectif du premier échange est de reconstituer les heures et leur traitement, avant de conclure à une erreur volontaire.
Distinguer salaire de base, primes et frais
Dans votre tableau de travail intérimaire, placez le salaire de base sur une ligne et les primes sur des lignes séparées. Vérifiez le motif et les conditions de chacune : équipe, nuit ou autre prestation particulière. Demandez ensuite les règles relatives aux déplacements et aux avantages annoncés. Ne supposez pas que tous les avantages sont compris dans un taux horaire présenté rapidement au téléphone.
Comparez toujours des montants sur la même base. Un net mensuel d’un salarié permanent ne se compare pas directement au brut horaire d’un travail intérimaire. Les retenues et les éléments de rémunération peuvent expliquer des différences qui ne concernent pas le taux de base. Pour comprendre votre décompte, demandez les heures retenues, le taux brut et la classification appliquée avant de discuter uniquement du montant reçu sur le compte.
Vérifier un jour férié sans appliquer une règle automatique
Pour un travail intérimaire, notez les contrats qui précèdent et suivent le jour férié ainsi que leurs dates exactes. Le traitement dépend de la situation et ne se résume pas à « il n’y avait pas de contrat ce jour-là ». Transmettez les documents à l’agence et demandez la règle utilisée. Ne promettez pas à un collègue qu’il sera payé dans tous les cas sur la base de votre propre décompte.
La rémunération d’un jour férié et une majoration pour une prestation effectuée sont deux questions différentes. Votre travail intérimaire peut aussi relever d’un secteur avec des dispositions particulières. Demandez les lignes du décompte qui correspondent au jour concerné et leur fondement. Une réponse claire doit permettre de comprendre le paiement, le repos éventuel et la règle sectorielle, sans supposer un paiement double systématique.
10. Trois situations fréquentes pendant un travail intérimaire
Le planning change la veille
L’utilisateur demande un changement d’heure. Pour votre travail intérimaire, vérifiez que l’agence en est informée et demandez une confirmation du planning actualisé. Notez la date du message et la personne qui vous a contacté. Ne modifiez pas vous-même une copie du contrat pour la faire correspondre au changement. Il faut conserver les documents tels qu’ils ont été émis et les échanges qui expliquent la modification.
Si ce changement crée une difficulté de transport ou de disponibilité, indiquez-la rapidement et concrètement. Le travail intérimaire suppose une organisation, pas une disponibilité illimitée présumée. Demandez quelle solution est proposée et quelle prestation reste attendue. Une absence sans explication peut provoquer un autre problème ; une réponse écrite avec les contraintes permet au contraire de clarifier le désaccord et la suite à donner.
Une mission suivante est évoquée mais aucun contrat n’arrive
Vous avez travaillé plusieurs jours et l’on vous annonce oralement une prolongation. Avant le prochain travail intérimaire, demandez le document correspondant et les dates confirmées. Une habitude de renouvellement ne remplace pas la vérification de chaque mission. Si vous devez réserver un transport ou organiser la garde d’un enfant, demandez une information fiable sur ce qui est effectivement confirmé et ce qui reste en discussion.
Ne confondez pas cette incertitude avec une garantie d’embauche permanente. Dans le travail intérimaire, une perspective d’engagement peut être intéressante, mais elle ne doit pas être présentée comme acquise sans proposition concrète. Demandez les étapes prévues et les critères annoncés. Gardez une trace des réponses pour pouvoir comparer les conditions lorsqu’une proposition arrive réellement.
Un problème de sécurité apparaît sur place
Si un équipement manque ou qu’une consigne est incompréhensible, signalez la situation au responsable désigné. Pour votre travail intérimaire, prévenez également l’agence et décrivez le poste, l’équipement et le problème. Une formulation factuelle facilite une intervention : « je n’ai pas reçu les instructions pour cet appareil » est plus précise que « tout est dangereux ». Ne banalisez pas un risque pour éviter de déplaire.
Après un incident, conservez les informations utiles sur vos propres démarches : heure, interlocuteur et consigne reçue. Le travail intérimaire ne justifie pas de renoncer à l’accueil ou à la protection adaptés. Évitez toutefois de diffuser sur les réseaux sociaux des images de personnes ou d’installations confidentielles. Le signalement doit être adressé aux interlocuteurs capables de traiter la situation.

11. Deux modèles de message pour votre travail intérimaire
Ces modèles sont des propositions originales d’HorizonPro. Ils servent à demander des informations, pas à notifier automatiquement une démission ou une rupture. Adaptez les dates et retirez les détails inutiles. Pour votre travail intérimaire, un message court avec les bonnes pièces permet souvent un traitement plus efficace qu’une longue conversation sans référence au contrat.
Clarifier les conditions avant de commencer
Objet : confirmation des conditions de mission
Bonjour [nom], avant mon entrée chez [utilisateur] le [date], pourriez-vous confirmer l’horaire, la fonction, le salaire brut et les avantages applicables à mon travail intérimaire ? Je souhaite également recevoir le contrat et connaître le contact prévu pour l’accueil et les équipements nécessaires. Une précision reste à vérifier concernant [point]. Merci pour votre retour. [Prénom et nom].
Relisez la réponse avec le contrat. Pour ce travail intérimaire, si une information importante reste contradictoire, posez une question précise avant de commencer. Vous pouvez demander quelle version s’applique et comment le changement sera enregistré. Ne considérez pas une réponse partielle comme une validation de tous les éléments de l’offre initiale.
Demander une vérification de paie
Objet : vérification du décompte de la mission [dates]
Bonjour [nom], je souhaite vérifier le décompte de mon travail intérimaire chez [utilisateur]. Mon relevé indique [heures] pour les dates [dates], tandis que la fiche mentionne [heures]. Vous trouverez les horaires et confirmations utiles en pièces jointes. Pourriez-vous préciser les prestations retenues, le taux appliqué et le traitement de [prime, déplacement ou jour férié] ? Merci, [prénom et nom].
Évitez d’additionner plusieurs réclamations différentes dans un montant global inexpliqué. Pour votre travail intérimaire, présentez une ligne par question : heures, taux, prime et frais. Cela permet au service compétent de répondre point par point. Gardez la réponse et comparez la fiche rectifiée si une correction est annoncée. Une promesse de régularisation doit pouvoir être suivie dans les documents suivants.
12. Travail intérimaire : préparer la fin de mission et la suivante
Faire un bilan des compétences acquises
À la fin du travail intérimaire, notez les tâches réellement réalisées, les outils utilisés et les responsabilités confiées. Ces éléments servent à actualiser le CV et à préciser vos préférences. Ne transformez pas une courte initiation en certification. Vous pouvez toutefois décrire une expérience concrète de préparation de commandes, de service client ou d’appui administratif si vous l’avez effectivement exercée.
Préparez une présentation courte pour la prochaine agence : type de poste, horaires possibles, mobilité et compétences prouvées. Votre travail intérimaire précédent peut éclairer ces choix. Si une mission ne vous convenait pas, expliquez ce que vous cherchez plutôt que de dénigrer l’utilisateur. Un retour factuel sur les horaires ou les tâches est plus utile qu’une appréciation générale sur l’ambiance.
Vérifier les documents et le matériel
Demandez les modalités de restitution du badge, des clés et des équipements confiés. Pour votre travail intérimaire, conservez si possible une confirmation de remise. Vérifiez ensuite les documents de fin de mission qui vous concernent et le décompte des prestations. Si une pièce manque, adressez une demande à l’agence en indiquant les dates du contrat plutôt qu’au seul responsable de l’utilisateur.
Gardez vos documents personnels dans un emplacement protégé. Un dossier de travail intérimaire peut contenir plusieurs contrats très proches ; nommez-les avec la date et l’utilisateur pour éviter les confusions. Ne partagez pas publiquement des fiches de paie avec votre numéro national ou vos coordonnées bancaires. Pour demander une première explication, masquez les informations inutiles et utilisez un canal adapté.
Organiser un dossier pour un conseil extérieur
Si le désaccord persiste, préparez une chronologie courte : contrat, prestation, problème constaté, demande envoyée et réponse reçue. Pour votre travail intérimaire, indiquez clairement l’agence et l’utilisateur. Une organisation syndicale ou un service compétent pourra mieux comprendre la difficulté avec ces éléments qu’avec des messages isolés. Précisez si votre question porte sur le salaire, la sécurité ou la fin du contrat.
Un dossier ordonné ne signifie pas que vous avez déjà démontré une faute. Il sert à faire examiner la situation. Dans le travail intérimaire, certains écarts proviennent d’une transmission tardive des heures ; d’autres nécessitent une analyse des règles. Commencez par les données vérifiables, puis demandez l’explication du traitement appliqué. Conservez les originaux et les dates de chaque échange.
Exercice pratique : comparer deux missions
Pour comparer deux offres de travail intérimaire, préparez un tableau avec le lieu, la fonction, le brut de base, les heures annoncées, les primes et les frais. Ajoutez le temps de déplacement et les contraintes horaires. Deux taux horaires identiques ne donnent pas nécessairement les mêmes conditions quotidiennes. Distinguez aussi le nombre d’heures confirmé et une simple estimation de prolongation.
Cette comparaison ne remplace pas le contrôle des droits, mais elle aide à décider sur des éléments concrets. Pour chaque travail intérimaire, notez ce qui est écrit, ce qui a été confirmé et ce qui reste incertain. Demandez les précisions avant d’annoncer votre disponibilité. Vous pourrez ensuite expliquer votre choix à l’agence sans vous appuyer uniquement sur un montant net approximatif.
Cas fictif : retrouver un écart entre planning et décompte
Une personne reçoit un planning de cinq journées, puis l’utilisateur lui demande de ne pas venir le mercredi. Le décompte reçu ensuite ne correspond pas à son estimation. Pour examiner ce travail intérimaire, elle rassemble le contrat, le planning initial, le message modifiant le mercredi et le relevé des autres prestations. Elle ne conclut pas immédiatement que toutes les heures du planning initial doivent être payées : elle demande comment chaque journée a été traitée et pourquoi.
La personne prépare un tableau : lundi presté, mardi presté, mercredi modifié, jeudi presté, vendredi presté. Pour son travail intérimaire, elle distingue les faits et la question juridique sur la journée modifiée. L’agence peut ainsi vérifier les données transmises par l’utilisateur et expliquer le décompte. Si le désaccord reste entier, les mêmes pièces permettront un examen par un interlocuteur compétent.
Cette méthode est également utile pour une prime oubliée. Le travail intérimaire doit être relié à une prestation identifiable : équipe, date et horaire. La personne demande la règle applicable puis le traitement de cette prestation. Une comparaison avec le salaire d’un collègue ne suffit pas toujours, car son ancienneté, sa fonction ou d’autres éléments peuvent différer. Les documents précis restent la meilleure base pour demander une explication.
Cas fictif : un étudiant passe par une agence
Un étudiant reçoit une mission dans un magasin via une agence. Avant son travail intérimaire, il vérifie que le contrat reprend les informations correspondant à son statut et les coordonnées de l’utilisateur. Il conserve ses horaires et demande qui contacter en cas de maladie. Il ne suppose pas que l’utilisateur est son employeur juridique simplement parce que le responsable organise les tâches quotidiennes.
Si une difficulté apparaît pendant ce travail intérimaire, l’étudiant décrit la situation à l’agence avec les dates. Les règles étudiantes et intérimaires doivent être examinées ensemble, comme l’explique le SPF Emploi. Une question sur la période d’essai ne se résout donc pas en copiant automatiquement une clause prévue pour un autre type de mission. Le contrat et les prestations réelles doivent être vérifiés.
Au terme de la mission, il contrôle le salaire et classe les documents. Il note les tâches utiles pour son CV, sans diffuser de données concernant les clients ou les collègues. Ce travail intérimaire peut constituer une première expérience professionnelle, mais il ne dispense pas des obligations propres à sa situation. Si une question concerne son statut étudiant, ses cotisations ou une limite applicable, il demande les informations actuelles à l’organisme compétent.
Les trois questions à garder en tête
Pour chaque travail intérimaire, demandez-vous : qu’est-ce qui est confirmé par écrit, qu’ai-je réellement presté et quel interlocuteur peut répondre à ma question ? Ces trois repères évitent de mélanger une promesse, un horaire et un paiement. Ils permettent aussi de préparer une demande courte et compréhensible lorsque plusieurs missions se suivent rapidement.
Si vous devez relancer, rappelez la référence du contrat, la date de votre première demande et la pièce attendue. Le suivi du travail intérimaire ne nécessite pas un échange agressif pour être précis. Une question documentée et une copie des réponses facilitent la vérification et la continuité du dossier, y compris si votre contact habituel est absent.
Avant d’envoyer votre demande, relisez les dates et vérifiez les pièces jointes. Une référence manquante peut retarder la réponse. Conservez le message envoyé et notez l’action attendue : explication, document ou correction. Si vous recevez une réponse partielle, identifiez précisément le point qui reste ouvert. Cette organisation permet de poursuivre le dossier sans recommencer toute la discussion ni multiplier les envois de documents identiques.
Pour préparer un rendez-vous de conseil, relisez les dates et vérifiez les pièces jointes. Présentez une chronologie lisible des missions concernées. Conservez le message envoyé et notez l’action attendue : explication, document ou correction. Si vous recevez une réponse partielle, identifiez précisément le point qui reste ouvert. Cette organisation permet de poursuivre le dossier sans recommencer toute la discussion ni multiplier les envois de documents identiques.
Avant chaque nouvelle mission, vérifiez les conditions confirmées et gardez une copie lisible des documents qui vous concernent.
Questions fréquentes
Qui paie le salaire de l’intérimaire ?
L’agence d’intérim est l’employeur juridique et verse le salaire. L’entreprise utilisatrice organise concrètement le travail sur son site.
Un intérimaire peut-il être moins payé qu’un salarié permanent ?
Il doit bénéficier de la rémunération applicable à un travailleur comparable chez l’utilisateur, en tenant compte de la fonction, du régime et des règles sectorielles.
Faut-il signer un nouveau contrat à chaque mission ?
Oui, un écrit doit être établi chaque fois que l’intérimaire est mis à disposition d’un utilisateur. Vérifiez chaque contrat, même lorsque les missions se suivent.
En résumé
Pour accepter un travail intérimaire en Belgique en connaissance de cause, contrôlez le contrat écrit, le salaire comparable, la période d’essai, les consignes de sécurité et les documents de chaque mission. Gardez toutes les preuves et contactez rapidement l’agence lorsqu’une information manque. L’intérim est temporaire, mais les droits du travailleur restent bien réels.


