Emploi en Belgique
Travail à temps partiel en Belgique : 11 conseils essentiels
Publié le 22 octobre 2026
Un emploi à temps partiel peut offrir davantage de souplesse, mais il ne se résume pas à travailler moins d’heures. Le contrat, l’horaire, les prestations complémentaires, la rémunération et un éventuel complément de chômage obéissent à des règles précises. Avant de signer ou de demander une réduction du temps de travail, mieux vaut vérifier les documents et calculer l’impact sur son revenu.
Voici onze points essentiels pour comprendre le travail à temps partiel en Belgique en 2026. Les situations individuelles peuvent varier selon le secteur, la commission paritaire, le règlement de travail et les conventions collectives applicables.
1. Exiger un contrat écrit avant de commencer
Le contrat à temps partiel doit être établi par écrit pour chaque travailleur, au plus tard au moment où celui-ci commence à travailler. Selon le SPF Emploi, cet écrit doit notamment préciser le régime de travail convenu, c’est-à-dire la durée hebdomadaire, ainsi que l’horaire convenu.
Le régime et l’horaire peuvent être fixes ou variables. Un contrat indiquant seulement « temps partiel » sans préciser le volume de travail ne permet pas au salarié de contrôler correctement ses prestations. Avant de signer, comparez le nombre d’heures, les jours prévus, le salaire brut, la fonction, le lieu de travail et la date de début avec l’offre reçue.
- Régime fixe : le nombre d’heures reste identique chaque semaine ou sur un cycle défini.
- Horaire fixe : les jours et heures de travail sont déterminés à l’avance.
- Horaire variable : les prestations changent selon les modalités prévues par le règlement de travail et la communication de l’employeur.

2. Comprendre la différence entre régime et horaire
Le régime indique combien d’heures doivent être prestées. L’horaire indique quand elles le sont. Cette distinction devient importante lorsqu’un employeur modifie les jours de présence sans changer le total hebdomadaire. La page officielle sur l’organisation du travail à temps partiel détaille les combinaisons possibles entre régimes fixes ou variables et horaires fixes ou variables.
Conservez une copie du contrat, du règlement de travail et des horaires communiqués. Notez vos heures réelles chaque jour, surtout si elles changent souvent. Ce relevé aide à comparer les prestations avec la fiche de paie et à identifier d’éventuelles heures complémentaires.
3. Vérifier la durée minimale prévue
Depuis le 1er juin 2026, la durée hebdomadaire convenue ne peut en principe pas être inférieure à un dixième de celle des travailleurs à temps plein de la même catégorie dans l’entreprise, ou de la référence sectorielle applicable à défaut. Le minimum général antérieur d’un tiers-temps a été réduit. Des dérogations légales ou conventionnelles restent possibles : vérifiez le régime applicable avec le SPF Emploi ou le service compétent.
Une prestation continue doit aussi respecter une durée minimale en principe fixée à trois heures, sous réserve des dérogations légales ou conventionnelles. Si l’on vous propose de très courtes prestations ou un contrat de quelques heures, demandez quelle dérogation s’applique et vérifiez-la auprès du service du personnel, du secrétariat social ou d’un syndicat.
4. Distinguer les heures complémentaires du sursalaire
Une heure effectuée au-delà de l’horaire convenu n’entraîne pas automatiquement le même traitement qu’une heure supplémentaire d’un salarié à temps plein. Pour un travailleur à temps partiel, on parle d’abord d’heures complémentaires. Elles donnent droit au salaire normal. Dans certaines conditions, une partie de ces prestations est assimilée à du travail supplémentaire et ouvre aussi le droit à un sursalaire.
Le SPF Emploi explique les règles et exemples sur sa page consacrée aux heures complémentaires et au sursalaire. Les seuils varient selon que l’horaire est fixe ou variable et selon l’existence d’une convention collective. Vérifiez donc votre secteur avant de conclure qu’une majoration est due.
Sur la fiche de paie, contrôlez le nombre d’heures ordinaires, les heures complémentaires, les éventuelles majorations et les avantages proportionnels. Signalez rapidement une différence en joignant votre relevé personnel et les horaires reçus.

5. Examiner un éventuel maintien des droits et l’AGR
Une personne qui accepte un emploi à temps partiel après une période de chômage peut, sous conditions, obtenir le statut de travailleur à temps partiel avec maintien des droits. Elle peut parfois recevoir une allocation complémentaire appelée allocation de garantie de revenus (AGR). Ce complément n’est ni automatique ni identique pour tous.
L’ONEM regroupe les démarches dans sa rubrique officielle Travail à temps partiel. La feuille d’information relative aux conditions de l’AGR a été mise à jour le 1er septembre 2026. Elle détaille notamment les conditions, le calcul et les formalités. Adressez-vous rapidement à votre organisme de paiement, car certaines démarches doivent être accomplies au début de l’occupation.
Ne comparez pas uniquement le salaire net prévu avec l’ancienne allocation. Tenez aussi compte des frais de déplacement, de garde, de repas, des horaires irréguliers et de l’évolution possible du volume de travail. Pour comparer plusieurs possibilités professionnelles, vous pouvez utiliser notre méthode pour construire un projet professionnel en Belgique.
6. Demander plus d’heures lorsqu’un poste se libère
Un salarié à temps partiel peut souhaiter augmenter son horaire. Il est utile d’en informer l’employeur par écrit et de garder une preuve de la demande. Sous certaines conditions, le travailleur à temps partiel bénéficie d’une priorité pour obtenir un emploi vacant qui augmente son régime de travail ou le transforme en temps plein.
Le SPF Emploi présente les conditions de cette priorité pour les emplois vacants. La procédure prévoit une communication des postes concernés et un délai de réaction. Une demande claire peut donc être utile même si aucun poste n’est immédiatement disponible.
Formulez votre souhait de façon précise : nombre d’heures recherché, disponibilités, type de fonction et date possible de changement. Si vous visez un autre employeur, adaptez votre candidature grâce à nos conseils sur le CV en Belgique et la lettre de motivation.
7. Calculer l’impact global avant d’accepter
Le salaire mensuel brut est essentiel, mais il ne suffit pas. Demandez comment sont calculés le pécule de vacances, la prime de fin d’année, les chèques-repas, les frais de déplacement, les primes sectorielles et les assurances collectives. Certains avantages sont proportionnels au temps de travail ; d’autres dépendent de règles sectorielles ou d’entreprise.
Vérifiez également les effets sur les droits sociaux futurs. Pour une estimation personnalisée concernant le chômage, contactez l’ONEM ou votre organisme de paiement. Pour la pension, utilisez les canaux officiels de MyPension ou du Service fédéral des Pensions. Évitez de vous fier à une simulation générique lorsque votre carrière comprend plusieurs régimes de travail.
Checklist avant de signer un temps partiel
- Le contrat écrit indique la durée hebdomadaire et l’horaire.
- Je sais si mon régime et mon horaire sont fixes ou variables.
- J’ai reçu ou consulté le règlement de travail.
- Je connais la procédure de communication des horaires variables.
- Je sais comment les heures complémentaires seront enregistrées et payées.
- J’ai vérifié les avantages extralégaux et les frais liés au travail.
- Si je viens du chômage, j’ai contacté mon organisme de paiement au sujet du maintien des droits et de l’AGR.
- J’ai demandé comment signaler mon souhait d’obtenir davantage d’heures.
8. Temps partiel : comparer deux organisations avant de choisir
Deux contrats de dix-neuf heures peuvent occuper votre semaine très différemment. Le premier répartit les prestations sur deux journées et demie ; le second prévoit de courtes présences sur cinq jours. Pour comparer un temps partiel, notez le volume d’heures mais aussi le nombre de déplacements, les plages d’attente et les horaires possibles. Un même salaire de base peut correspondre à des contraintes quotidiennes différentes. Cette comparaison personnelle ne change pas les minima légaux ; elle permet de comprendre ce que vous acceptez réellement.
Construire une semaine de référence
Dessinez votre semaine avec les heures de début, de fin et les trajets. Pour votre temps partiel, ajoutez les contraintes confirmées : cours, garde, rendez-vous réguliers ou autre emploi. Séparez ces contraintes de vos préférences. Une disponibilité impossible le mercredi ne se présente pas comme un simple souhait de confort. Vous pourrez ensuite poser une question précise sur le planning, au lieu de découvrir après signature que l’organisation annoncée ne correspond pas à vos possibilités.
Si le planning est variable, demandez les plages et modalités de communication applicables. Ne choisissez pas un temps partiel sur la seule base d’un exemple de semaine présenté lors d’un entretien. Cet exemple peut montrer une possibilité sans garantir les mêmes jours chaque mois. Faites préciser ce qui est contractuel et ce qui dépend de l’organisation. Conservez le règlement de travail ou les informations qui expliquent la procédure d’annonce des horaires et de leurs changements.
Comparer les dépenses liées au travail
Préparez un budget simple comprenant les déplacements, les repas et les éventuels frais de garde. Pour un temps partiel, le nombre de jours de présence peut influencer ces dépenses autant que le nombre d’heures. N’inventez pas un remboursement de trajet ou un avantage : demandez les règles applicables. Une estimation doit distinguer les dépenses certaines, les montants remboursés et les hypothèses qui restent à confirmer. Vous pourrez alors comparer des scénarios cohérents.
Le budget ne doit pas se limiter à un mois favorable. Pour votre temps partiel, demandez comment seront traités les mois incomplets, les prestations complémentaires et les avantages annoncés. Un net estimé n’est pas une garantie de paiement identique chaque mois. Si une allocation ou un droit social entre dans votre décision, faites vérifier votre situation par l’organisme compétent avant de compter ce montant comme acquis. L’employeur ne peut pas, à lui seul, confirmer tous ces droits.
Vérifier les possibilités d’évolution
Vous pouvez accepter un temps partiel pour sa durée ou espérer augmenter ensuite les heures. Ces deux projets doivent être distingués. Une phrase comme « il y aura probablement davantage de travail » ne précise ni une date ni un engagement. Demandez comment les postes disponibles sont communiqués et quelle procédure permet d’exprimer votre souhait. Conservez une demande écrite si vous recherchez une augmentation de votre régime, sans présenter une perspective comme un contrat déjà conclu.
Si vous envisagez un second emploi, vérifiez la compatibilité réelle des horaires et les obligations applicables. Le temps partiel ne signifie pas que toutes les autres plages sont automatiquement disponibles à votre convenance. Faites examiner les règles de durée du travail et de repos lorsque plusieurs engagements se combinent. Préparez les horaires des deux activités pour demander conseil. Une comparaison sur papier permet souvent de repérer un trajet impossible ou un conflit de planning avant de vous engager.
9. Temps partiel : trois cas pratiques pour lire les documents

Les cas suivants sont fictifs. Ils illustrent une méthode de contrôle et ne fixent pas vos droits individuels. Pour votre temps partiel, utilisez toujours le contrat, les horaires et les règles applicables au secteur. Une différence entre deux situations peut tenir à un horaire fixe ou variable, à une convention ou à la période examinée. Le bon réflexe est de nommer cette différence avant de reprendre le calcul d’une autre personne.
Cas 1 : un planning différent du contrat
Une personne signe un temps partiel avec un régime annoncé de vingt heures. Le planning reçu en prévoit vingt-quatre. Elle relève les jours et demande comment les quatre heures seront enregistrées et traitées. Elle ne suppose pas que toutes les heures au-delà du planning initial sont majorées de la même façon. Le premier contrôle porte sur le régime et l’horaire, puis sur les règles relatives aux prestations complémentaires et à leur éventuel sursalaire.
La personne conserve le contrat, le planning et la confirmation du responsable. Pour son temps partiel, elle prépare ensuite un tableau des heures effectivement prestées. Ce relevé permet au service de paie de comparer les données reçues. Il ne remplace pas les outils officiels de pointage de l’entreprise, mais il aide à signaler une omission précise. La question devient « comment ces heures ont-elles été traitées ? » plutôt qu’une réclamation globale impossible à vérifier.
Cas 2 : comparer un mi-temps à un salaire temps plein
Avec une référence fictive de trente-huit heures et un salaire mensuel fictif de 2 600 € brut, une première estimation proportionnelle pour dix-neuf heures donne 1 300 € brut. Cet exemple de temps partiel n’est ni un barème sectoriel ni une simulation de net. Il suppose une base comparable et une période complète. Les conditions réelles doivent être vérifiées, notamment la classification, l’ancienneté, les primes et les règles de l’entreprise.
Si la fiche du premier mois affiche une autre somme, vérifiez d’abord la date d’entrée et la période payée. Un temps partiel commencé au milieu du mois ne se compare pas directement à une base mensuelle complète. Demandez le détail des jours ou heures retenus et séparez les frais du salaire. Cette lecture évite de confondre une différence de période avec une erreur de taux ou une mauvaise catégorie salariale.
Cas 3 : passer du chômage à une activité réduite
Une personne reçoit une offre de temps partiel et veut connaître son revenu total. Elle rassemble l’offre, les heures, le salaire brut et sa situation antérieure, puis contacte son organisme de paiement. Elle demande les conditions de maintien des droits, les éventuelles formalités et la possibilité d’une AGR. Elle ne considère pas le complément comme automatique et ne reprend pas le montant reçu par un proche dont la situation est différente.
Une fois la réponse obtenue, elle distingue le salaire confirmé, une estimation d’allocation et les frais de travail. Pour ce temps partiel, elle note aussi les démarches à accomplir et leur calendrier. Si le volume change ensuite, elle demande comment signaler cette modification. Un droit examiné pour une situation initiale ne doit pas être supposé identique après une variation d’heures ou de rémunération.
10. Deux modèles de message pour préparer son temps partiel
Ces propositions sont des modèles pratiques d’HorizonPro, pas des formulaires officiels. Adaptez les informations à votre contrat et à votre demande. Un message relatif au temps partiel doit indiquer clairement si vous cherchez une information, une modification d’horaire ou davantage d’heures. Évitez de réunir plusieurs demandes contradictoires dans une seule phrase. Conservez la réponse et les pièces transmises par le canal professionnel adapté.
Avant de signer le contrat
Objet : précisions sur le régime et les horaires proposés
Bonjour [nom], avant de confirmer le contrat à temps partiel pour [fonction], pourriez-vous préciser la durée hebdomadaire, le caractère fixe ou variable de l’horaire et la procédure de communication des prestations ? Je souhaite également connaître le salaire brut de base, la classification et les modalités relatives aux heures complémentaires. Une question concerne particulièrement [point]. Merci pour votre retour. [Prénom et nom].
Comparez la réponse au projet de contrat. Si le temps partiel proposé repose sur des horaires variables, demandez où se trouvent les règles détaillées. Une réponse générale ne suffit pas toujours à comprendre les plages possibles. Vous pouvez expliquer une contrainte concrète avant la signature, sans exiger une promesse que le recruteur n’a pas faite. Le but est d’identifier ce qui est convenu et ce qui reste incertain.
Exprimer son souhait d’obtenir plus d’heures
Objet : souhait d’augmentation de mon régime de travail
Bonjour [nom], j’occupe actuellement un temps partiel de [heures] dans la fonction [fonction]. Je souhaite être informé(e) des possibilités d’augmenter ce régime, idéalement vers [volume souhaité], selon les postes disponibles et les règles applicables. Mes disponibilités sont [précisions]. Pourriez-vous me confirmer la procédure à suivre et la prise en compte de ma demande ? Merci, [prénom et nom].
Ce message permet de formuler un souhait précis ; il ne garantit pas qu’un poste soit disponible. Pour votre temps partiel, vérifiez la procédure légale ou interne et les conditions d’une éventuelle priorité. Si une offre arrive, relisez ses horaires et sa fonction : davantage d’heures peut aussi modifier l’organisation. Gardez la proposition écrite et ne considérez pas une modification comme effective avant d’avoir clarifié ses modalités.
11. Temps partiel : suivre la paie, les changements et les questions ouvertes

Une vérification mensuelle courte
À réception de la fiche, comparez les heures prévues, les heures réalisées et les lignes de paiement. Pour votre temps partiel, vérifiez séparément le taux de base, les compléments, les majorations éventuelles et les frais. Une différence de net ne prouve pas directement une erreur de salaire. Demandez la signification des codes inconnus et le calcul appliqué. Gardez la période exacte dans votre demande pour que le service puisse retrouver le décompte.
Si une correction est annoncée, notez la date prévue et vérifiez la fiche suivante. Le suivi du temps partiel ne doit pas devenir une nouvelle réclamation identique chaque semaine. Une demande documentée, puis une relance ciblée si nécessaire, facilite le traitement. Conservez l’ancienne et la nouvelle version du décompte pour comprendre la modification et vérifier que les heures concernées ont bien été reprises.
Un changement de fonction ou d’organisation
Lorsqu’une modification est proposée, identifiez ce qui change : volume, répartition, lieu ou tâches. Pour un temps partiel, ces éléments ont des effets différents. Une augmentation d’heures ne résout pas automatiquement une difficulté de transport ; une nouvelle répartition peut au contraire l’aggraver. Faites préciser la date d’application et les documents correspondants. N’altérez pas vous-même une ancienne copie du contrat pour représenter le nouvel accord.
Si une allocation entre dans votre situation, demandez aussi à l’organisme compétent comment déclarer le changement. Le temps partiel doit être examiné avec ses paramètres actuels. Ne supposez pas qu’une ancienne réponse reste valable après une hausse de salaire ou une nouvelle activité. Préparez les dates et les nouveaux montants pour obtenir une explication adaptée plutôt qu’une réponse générale.
Préparer un dossier pour demander conseil
Rassemblez le contrat, les horaires, les fiches et les échanges utiles. Pour votre temps partiel, préparez une chronologie d’une page indiquant les périodes et le point discuté. Une organisation syndicale ou un service compétent pourra plus facilement examiner une question précise sur des heures, une durée minimale ou une modification. Une capture isolée sans date ni explication ne donne pas le même niveau d’information.
Protégez les données de paie et ne publiez pas votre dossier sur un réseau social. Pour une première orientation sur le temps partiel, masquez les informations privées inutiles. Les services habilités peuvent demander des pièces complètes par un canal adapté. Gardez une liste des documents envoyés et de leur destinataire. Cela vous aide à suivre les réponses sans transmettre plusieurs fois davantage d’informations que nécessaire.
Un exercice de décision avant l’engagement
Sur une page, comparez le scénario proposé et votre organisation actuelle. Pour le temps partiel, notez les heures confirmées, le brut, les frais, les trajets et les questions sociales encore ouvertes. Ajoutez une colonne « source » : contrat, réponse RH, organisme de paiement ou estimation personnelle. Vous verrez immédiatement quels éléments sont certains et lesquels nécessitent une vérification avant de décider.
Cette méthode ne remplace pas un calcul personnalisé et ne permet pas de promettre un revenu. Elle rend seulement la décision plus lisible. Un temps partiel peut correspondre à votre projet si ses conditions réelles sont compatibles avec vos besoins. Si un point essentiel reste inconnu, demandez l’information qui pourrait changer votre choix plutôt que de multiplier des calculs sur des hypothèses fragiles.
Cas fictif : deux répartitions pour le même volume
Une personne compare deux propositions de dix-neuf heures. La première prévoit deux longues journées et une demi-journée ; la seconde répartit le temps partiel sur cinq présences. Elle calcule le nombre de trajets et les coûts associés, puis vérifie les pauses et la durée des prestations. Elle ne conclut pas que l’une des propositions est illégale sur la seule base du nombre de jours. Elle cherche les règles et les paramètres exacts avant de comparer.
La personne ajoute ses disponibilités de cours et ses obligations familiales. Pour ce temps partiel, elle identifie une plage incompatible avec la seconde offre et pose la question avant d’accepter. Le recruteur peut confirmer si l’horaire est modifiable ou non. Cette réponse concrète change la décision davantage qu’une promesse générale de souplesse. L’exemple montre l’intérêt d’une semaine dessinée avec les trajets, pas seulement d’un calcul de salaire.
Elle distingue également les heures confirmées des remplacements possibles. Si des prestations supplémentaires sont évoquées, elle demande leur caractère prévisible et la façon dont elles seront communiquées. Elle ne les ajoute pas automatiquement au revenu garanti du temps partiel. Une estimation prudente repose sur ce qui est réellement convenu ; les possibilités futures restent dans une colonne distincte jusqu’à leur confirmation.
Cas fictif : retrouver une différence de paie
Un salarié relève vingt heures prévues et vingt-trois heures effectivement prestées une semaine. Pour son temps partiel, il conserve la demande de prolongation et les pointages. Sur la fiche, il ne retrouve que les heures ordinaires. Son premier message indique les dates et les trois heures à vérifier. Il demande leur enregistrement et le traitement appliqué, sans présumer du sursalaire avant d’avoir examiné le régime concerné.
Le service de paie explique ensuite qu’un relevé de l’utilisateur n’avait pas été transmis à temps. La personne garde cette réponse et vérifie la régularisation annoncée. Dans un autre dossier, le résultat pourrait être différent ; ce cas de temps partiel illustre uniquement une méthode. Le suivi vise à relier une demande, une réponse et un décompte, plutôt qu’à répéter chaque mois une réclamation sans référence aux prestations.
Une fiche de synthèse à conserver
Votre fiche personnelle peut réunir le volume contractuel, les modalités d’horaire, la classification salariale et les contacts utiles. Pour le temps partiel, ajoutez la référence de la règle sectorielle si une dérogation ou un traitement particulier est invoqué. Notez la date de la dernière vérification et mettez la fiche à jour après une modification confirmée. Un document court reste plus facile à consulter qu’un dossier volumineux sans organisation.
Conservez séparément les questions sociales, comme une allocation éventuelle ou une estimation de pension. L’employeur peut expliquer votre paie, tandis que d’autres organismes examinent ces droits. Le temps partiel doit être analysé avec votre situation complète lorsque vous demandez un avis personnalisé. Préparez les informations utiles, mais évitez de diffuser à des interlocuteurs non concernés des détails familiaux ou médicaux qui ne servent pas à la question posée.
Avant de clore votre comparaison, indiquez la prochaine action pour chaque point encore incertain : obtenir le règlement, demander un calcul, confirmer une date ou contacter un organisme. Cette liste rend le dossier de temps partiel concret. Elle ne crée pas de droit supplémentaire ; elle vous aide à agir dans le bon ordre et à retrouver les réponses quand votre organisation évolue.
Une dernière lecture avant la signature
Relisez les documents sans vous limiter au salaire annoncé. Pour votre temps partiel, vérifiez le volume, la fonction, les horaires, le lieu et les règles de communication du planning. Notez les différences avec les échanges précédents et demandez leur explication. Si une correction est promise, assurez-vous que la version à signer correspond bien à l’accord annoncé. Conservez la copie complète plutôt qu’une photo limitée à la première page.
Cette lecture permet aussi de préparer les démarches extérieures. Un temps partiel peut nécessiter une question à l’organisme de paiement ou à un autre service selon votre situation. Notez ce qui doit être fait avant le début, au début de l’occupation ou après un changement. Les délais ne se déduisent pas d’un simple calendrier personnel : vérifiez ceux du mécanisme concerné et gardez les preuves de vos démarches.
Enfin, distinguez une préférence d’organisation et un droit établi. Vous pouvez demander une adaptation sans affirmer qu’elle est acquise. Le temps partiel fonctionne mieux lorsque les paramètres sont compris et les réponses traçables. Si un désaccord apparaît, revenez aux documents et à la question précise à résoudre, puis demandez un accompagnement adapté plutôt que de décider sur une information générale.
Avant de demander une modification du temps partiel
Préparez un exemple d’horaire réellement praticable, avec les déplacements et les obligations déjà connues. Distinguez les créneaux indispensables des préférences que vous pouvez discuter. Pour un temps partiel réparti sur plusieurs jours, indiquez aussi le temps entre deux prestations : une journée apparemment courte peut mobiliser une amplitude importante. Votre proposition sera plus claire si elle précise la date souhaitée, la durée envisagée et le moment où vous proposez de refaire le point.
Après l’échange, vérifiez que le document reçu correspond à ce qui a été discuté. Relisez les jours, les heures, la référence de rémunération et les modalités de communication des horaires. Une proposition de temps partiel doit être appréciée dans son ensemble ; ne vous fondez pas uniquement sur le pourcentage annoncé. Conservez la version signée et les annexes utiles dans le même dossier.
Questions fréquentes
Un temps partiel donne-t-il automatiquement droit à l’AGR ?
Non. L’allocation de garantie de revenus dépend notamment de la situation antérieure, du statut demandé, du nombre d’heures, de la rémunération et du respect des formalités. Seul l’ONEM, via l’organisme de paiement, peut confirmer le droit individuel.
L’employeur peut-il changer l’horaire chaque semaine ?
Cela dépend du contrat et du règlement de travail. Un horaire variable doit respecter les règles de communication et les plages prévues. Gardez les avis d’horaires afin de vérifier les délais et les prestations réellement effectuées.
Toutes les heures en plus sont-elles majorées ?
Non. Les heures complémentaires sont d’abord payées au salaire normal. Certaines seulement ouvrent droit à un sursalaire selon le régime, l’horaire et les règles conventionnelles applicables.
En résumé
Un travail à temps partiel peut être une bonne solution si les heures, le revenu et l’organisation correspondent à vos besoins. Avant de vous engager, exigez un écrit complet, conservez vos horaires, contrôlez les heures complémentaires et vérifiez rapidement un éventuel droit au maintien des droits ou à l’AGR. Les pages du SPF Emploi et de l’ONEM restent les références à consulter lorsque votre situation change.


